Le hameau de la Villefranche à travers les siècles.
Son nom lui vient, probablement, de la mise en place d’une villefranche, c’est-à-dire un territoire exempt de droits féodaux car en août 1261, Guillaume de Roche d’Agoux, dit « de Biollet », s’associe le comte Alphonse de Poitiers pour l’établissement d’une ville franche et probablement l’installation d’un grenier à sel dans le village.
L’année 1680 marque un tournant dans la perception de l’impôt sur le sel. L’ordonnance du mois de mai divise le royaume de France en six « pays » qui obéissent à des règles différentes. Le grenier à sel de la Villefranche fait partie de celui de l’Auvergne, mais il appartient aussi aux pays dits rédimés des gabelles, c’est-à-dire exemptés à perpétuité de la gabelle en échange du versement d’une somme globale au roi. Or, le sel se paie jusqu’à six fois plus cher en Bourbonnais qu’en Auvergne. Un faux-saunage (contrebande du sel) se met alors en place dans la région.
Les habitants du hameau n’ont pas été épargnés par les guerres. Pour perpétuer le souvenir des mobilisés du hameau et des maquis de la Résistance des Combrailles lors de la Seconde Guerre Mondiale une stèle a été inaugurée en octobre 2019. En effet, Dans ce hameau, partagé entre les deux communes de Biollet et d’Espinasse, un chêne avait été planté en 1945 par les habitants en l’honneur des prisonniers de guerre. Aujourd’hui sur la plaque commémorative sont inscrits les noms des quatre prisonniers de guerre de retour de captivité en Allemagne, Louis Gauvin, Germain Robert, Albert Verge et Raymond Verge ainsi que le nom des maquisards qui partirent au Mont Mouchet, André Beaufort, Lucien Carte, Jean Juliat et René Verge.
Lors de notre déplacement sur le site, nous avons croisé le maire qui a été à l’initiative de la stèle.
Le temple Dhagpo Kundreul Ling
Un lieu de vie.
A Biollet, au cœur des Combrailles, face à la chaîne des Puys, encore blanches des flocons de neige de mars, Les membres de l’association ont découvert le centre d’études et de méditation bouddhiques Dhagpo Kundreul Ling et son grand temple à l’architecture remarquable. Construit dans les années 1990 par des bénévoles, il se veut un pont entre les cultures himalayennes et occidentales. Bâti sur 3 étages, seule, la salle du rez-de-chaussée se visite. Avec ses fresques exceptionnelles et sa délicate ornementation, elle est une véritable œuvre d’art qui célèbre la vie et la pensée du prince indien Siddhârta. L’art du Karma Gadri est un art sacré qui a vu le jour au 16ème siècle au Tibet. Il est repris aujourd’hui dans le temple pour respecter l’environnement de Bouddha.
Un chemin de sagesse.
C’était, il y a plus de 2500 ans, le prince Siddhârta prend alors conscience du mal-être et de l’insatisfaction inhérents à la vie humaine. Souhaitant, s’en libérer, il abandonne sa vie princière pour suivre les enseignements de plusieurs ermites et il pratiquer diverses austérités sans pour autant trouver la sérénité. En optant pour une voie médiane, entre opulence et ascèse, se révèle alors à lui l’éveil, c’est à dire la connaissance directe de la réalité telle qu’elle. Il comprend ce qu’est le mal-être, son origine, sa cessation. Il est alors reconnu sous le nom de Bouddha, « l’éveillé ». Il consacre le reste de sa vie à partager la sagesse qu’il avait découverte, afin d’éveiller l’état de bouddha présent en chacun de nous. Le Bouddha a enseigné que la méditation, combinée à l’écoute des enseignements et à la réflexion, conduit à la libération définitive de tout mal-être et à l’éveil. Le grand temple est aujourd’hui un lieu vivant dans lequel se déroulent pratiques et enseignements.
Une lignée de transmission.
Au fil des siècles, les paroles et les méthodes du Bouddha se sont transmises en Inde puis en Asie, avant de se faire connaître en Europe dans les année 1970. La transmissions se fait oralement d’enseignants à étudiants, constituant ainsi différentes lignées de transmission authentiques, référentes dans l’enseignement du bouddhisme tibétain. A biollet, c’est la lignée de Kagyu.
Entre recueillements et mémoire, la convivialité est au rendez-vous avec une escale gourmande au restaurant le Refuge. Un lieu à l’image de notre journée, chaleureux et authentique !



















